Liberté d’amour

Poème dont le premier vers a été emprunté à « Clown » de Henri Michaux.

Un jour,
un jour, peut-être bientôt,
un jour j’arracherai l’ancre qui tient mon navire loin des mers.

Un jour peut-être je traverserai cet océan dont le bleu si profond
me fait penser au bleu de tes yeux, qui voyaient les miens couler.
As-tu déjà vu un de ces bancs de corail, mon Amour ?
Si fascinants, il leur en faut pourtant peu pour te briser…
Ils me font un peu penser à toi, séduisants et impitoyables.

Le chant des murènes fait écho à mon ire.
L’écume t’en veut elle aussi, regarde comme elle fulmine !
Tu as hissé la grande voile, es parti vers l’horizon
me laissant m’écraser contre l’iceberg de la solitude
qui en fondant s’est mêlé à mes larmes.

C’était délicat et salé
et pourtant si abrupt et amer.

Mais un jour j’arracherai l’ancre qui tient mon navire loin des mers,
je pourrai alors m’élancer vers d’autres rivages,
ceux où la houle n’est pas si violente, où les vagues ne m’écrasent pas,
ceux où tu ne seras plus qu’un souvenir à la dérive.

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